Le système des allocations d'insertion est injuste!


APPEL A TÉMOINS

La CSC et les Jeunes CSC appellent l’ensemble des jeunes francophones victimes des restrictions d’accès aux allocations d’insertion à se manifester


TU ES JEUNE ET TU AS DÉJÀ ÉTÉ AU CHÔMAGE?
CECI TE CONCERNE, TES DROITS ONT ÉTÉ BAFOUÉS.

  • Tu as été au chômage après tes études et tu en as été exclu.e après 3 ans?

  • Tu avais + de 25 ans à la fin de ton stage d'insertion et tu n'as pas pu bénéficier du droit au chômage?

  • Tu as fini tes études après tes 24 ans et tu n'as pas pu bénéficier du droit au chômage, te forçant à chercher du boulot directement?

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Nous pouvons t'aider et intervenir sur base d'un dossier juridique!
Ensemble, on peut changer les choses et lutter pour de nouveaux droits plus justes, sociaux, non-discriminatoires et efficaces dans l'optique d'une meilleure politique d'emploi des jeunes.


Les allocations d’insertions sont des allocations de chômage auxquelles les jeunes peuvent prétendre après leurs études . Elles doivent normalement leur permettre de chercher un emploi dans de bonnes conditions après leurs études et ce tant qu’ils n’ont pas pu travailler suffisamment pour ouvrir leur droit au chômage sur base du travail.

Depuis 10 ans, ce droit des jeunes demandeurs d’emplois à la sécurité sociale est attaqué par les gouvernements successifs dans le cadre des politiques d’activation des chômeurs. Il devient de plus en plus difficile pour les jeunes d’y avoir accès et de bénéficier de la protection de la sécurité sociale pour chercher sereinement un travail qui correspond à leurs qualifications.

En 2011 d’abord, le gouvernement Di Rupo décidait de limiter dans le temps l’octroi des allocations d’insertions. À partir du 1er janvier 2012, les allocations d’insertion ont été limitées à trois ans, sans condition d’âge pour les cohabitants dits « non-privilégiés » et à partir de 30 ans pour les sans-emploi chefs de ménage, isolés ou cohabitants « privilégiés ». Trois ans plus tard, en 2015, 25 000 personnes furent chassées de la sécurité sociale lors de la première vague d’exclusion des allocations d’insertions. Depuis, des milliers de jeunes perdent leur droit à la sécurité sociale chaque année et plongent dans la précarité en les renvoyant, quand leur situation le permet, vers l’aide sociale des CPAS.

En 2015 ensuite, toujours sous prétexte de lutter contre le chômage des jeunes, le gouvernement Michel 1er adoptait une nouvelle série de mesures visant à limiter l’accès des jeunes aux allocations d’insertions. D’une part, il a ramené à 25 ans (au lieu de 30 ans) l’âge maximum légal pour ouvrir son droit aux allocations d’insertions. Cela signifie concrètement que les jeunes doivent être sortis des études avant 24 ans pour pouvoir ouvrir leur droit. D’autre part, le gouvernement a ajouté une condition de diplôme pour les jeunes de moins de 21 ans. Ceux-ci ne peuvent désormais ouvrir leur droit avant 21 ans qu’à condition d’avoir obtenu leur CESS (Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur)  ou équivalent.

Dès 2011 et en 2015 et jusqu’à aujourd’hui, les organisations syndicales et les associations de lutte contre la pauvreté ont dénoncé ces mesures qualifiées d’anti-sociales, injustes, discriminatoires et inefficaces. Ces mesures sont anti-sociales car elles poussent dans la précarité des jeunes qui ont déjà des difficultés à accéder à l’emploi plutôt que de les protéger grâce au mécanisme solidaire de la sécurité sociale. Elles sont injustes car elles font reposer individuellement sur les jeunes la responsabilité du manque structurel d’emploi de qualité plutôt que de créer de l’emploi pour les jeunes. Elles sont discriminatoires car la limitation dans le temps d'allocations de chômage est contraire aux principes de non-discrimination des droits à la sécurité sociale garanti par la Constitution belge. Elles sont inefficaces car, depuis 10 ans, elles n’ont absolument pas permis de lutter contre le chômage des jeunes comme l’atteste un rapport publié en 2019 par la Banque Nationale de Belgique qui conclu que « les mesures semblent n'avoir eu qu'un impact marginal sur l'emploi des jeunes ».

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