Les jeunes veulent un bon contrat et un bon salaire !

Communiqué de presse : 28/11/2017

« Les jeunes veulent un bon contrat et un bon salaire ! »

Pour veiller à ce que les préoccupations des jeunes soient intégrées dans l’agenda politique, les Jeunes CSC et les ACV Jongeren organisent une semaine d’action pour dire stop à la précarité à vie, stop aux bas salaires. Les jeunes veulent un bon contrat, un bon salaire et devenir autonome.

Au printemps 2017, les Jeunes CSC et ACV Jongeren ont interrogé 2.000 jeunes. La majorité des témoignages montrent que les jeunes éprouvent des difficultés à trouver un emploi stable. Une grande majorité d’entre eux rencontrent aussi des problèmes financiers en raison de dépenses trop élevées (s’ils habitent seuls par exemple) ou d’un revenu trop faible

Un emploi stable et un revenu à part entière sont des conditions importantes pour construire une vie indépendante. Nous constatons pourtant aujourd’hui que le travail temporaire et l’intérim deviennent de plus en plus la norme. Nous, Jeunes CSC et ACV Jongeren, nous indignons que la déclaration de politique générale du premier ministre Charles Michel ne contienne aucune mesure pour lutter contre ces abus qualifiés de "dérives choquantes" par le ministre Peeters en 2017. 

La précarité et la pauvreté des jeunes est préoccupante. Selon des chiffres de 2016 :

  • 21,2 % des jeunes de 18 à 24 ans en risqué de pauvreté
  • 40% des 18/34 ans vivent chez leurs parents
  • Les jeunes de moins de 30 ans qui travaillent sont payés à 75% des salaires conventionnels
  • Près d’un tiers des jeunes travailleurs ont un contrat temporaire
  • 43,8% des contrats intérims journaliers successifs se font chez le même employeur

Nous avons rencontré le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, ce lundi 27 novembre pour lui expliquer nos revendications. Le ministre s’est montré ouvert à la discussion. Il compte sur le travail des partenaires sociaux pour avancer sur les différents points.

Le gouvernement s’apprête pourtant à attaquer le salaire des jeunes en mettant en place une baisse du salaire brut pour les jeunes travailleurs avec peu d’expérience professionnelle entre 18 et 21 ans (réforme dite des « Starters Jobs »). Le Ministre Peeters nous a confirmé la compensation du salaire net pour que le salaire-poche mensuel soit garanti. Mais à l’heure actuelle, la baisse du salaire brut entraîne quand même une diminution du pécule de vacance et de la prime de fin d’année ainsi qu’une baisse des droit sociaux (pension et chômage).

Ainsi, par exemple, un jeune de 18 ans qui travaille un an dans la construction métallique, mécanique et électrique (CP 111.01 – occupant 11000 jeunes de moins de 21 ans) perd 147€ net de prime de fin d’année, 319€ net de pécule de vacance, 7,5€ par jour de maladie et 160€ par mois d’allocation de chômage et 160€ par mois le jour où il tombe au chômage. Pour l’employeur par contre, c’est plus de 5000€ par an d’économies par jeune travailleur.

Est-ce que la motivation et l’engagement de jeunes travailleurs talentueux vaut ce coût ? En effet, le Bureau du Plan prévoit que cette mesure ne va créer au maximum que 670 nouveaux jobs. Mais ce sont 42000 jeunes qui chaque année commencent à travailler entre 18 et 20 ans et qui pourraient être impactés par cette mesure.

En ce qui concerne les contrats, nous considérons que les contrats intérimaires successifs ne sont pas une perspective d’avenir et de stabilité pour les jeunes qui doivent de plus en plus passer par ce type de contrat. Quand 43,8% de ces contrats journaliers successifs se font chez le même employeur, cela montre que l’on devrait évoluer vers un contrat fixe, au minimum à durée déterminée. Nous proposons de limiter le recours aux contrats intérimaires successifs en construisant une sécurité de contrat progressive pour les travailleurs intérimaires. Après une semaine de travail en contrat journalier, le contrat suivant doit être d’une semaine. Après un mois en contrat à la semaine, le contrat suivant doit être d’un mois minimum, et ainsi de suite… Cette proposition permet de limiter les dérives de l’intérim à vie et d’évoluer assez rapidement vers une sécurité d’emploi pour les jeunes avec de vrais contrats.

Nous appelons pendant cette semaine les employeurs à signer notre charte d’engagement visant à travailler ensemble pour l’amélioration de la sécurité de contrat et de salaires pour les jeunes. Ce qui est bon pour les jeunes, pour la société et pour les entreprises, c’est un salaire satisfaisant et un bon contrat. Nous menons également une action symbolique le samedi 2 décembre 2017 à 14 heures à la Gare Centrale pour interpeller l’opinion publique.

Contact presse : Ludovic VOET, Responsable National des Jeunes CSC,
0495 73 33 11, lvoet@acv-csc.be 

 

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