#ToudiCouillonnés : 4861€ de rétribution en moins pour un apprenti wallon ! Normal ?

Communiqué de presse : 27/03/2018

« #ToudiCouillonnés : Trouvez-vous normal qu'un apprenti wallon gagne 4861€ en moins qu'un apprenti flamand ? »

Les Jeunes CSC mèneront une action de sensibilisation dans les rues de Namur ce mercredi 28 mars 2018 à 10 h sur la Place d’Armes avant de se diriger vers le Parlement wallon pour une rencontre à 11 h 30 entre une délégation et les chefs de groupes politiques. 

Aujourd’hui, un jeune apprenti francophone n’équivaut pas à un jeune flamand. En réalité, la Région flamande octroie au jeune plus de primes et l’employeur en Flandre verse une indemnité supérieure à celle des employeurs en Wallonie et à Bruxelles. En première année, les francophones reçoivent environ 266 euros par mois contre 453 euros pour son ami flamand (-187 euros par mois). En Belgique, le salaire minimum horaire est de 9,30 euros de l’heure, celui de l’apprenti commence à 2,40 euros de l’heure. C’est dire le manque de considération ! Sur l’ensemble d’un cycle d’études en alternance, ce sont donc 4861 euros en fin de parcours en moins pour le jeune wallon et 3861 euros pour le jeune bruxellois.

Depuis un an, les Jeunes CSC mènent campagne pour sensibiliser l’opinion publique à la situation des jeunes apprentis francophones sous-payés. Nous avons mené l’interpellation de différents groupes politiques, rencontré le ministre de l’Emploi wallon Pierre-Yves Jeholet mais, surtout, nous en avons parlé avec les apprentis wallons eux-mêmes. La première réaction fut : « on se fait toudi couillonner ». Cette expression bien connue est naturellement devenue le slogan de notre campagne. 350 apprentis ont déjà signé notre pétition lancée début mars 2018. Nous nous préoccupons de la situation des apprentis francophones et tenons à dénoncer une condition injuste qui nuit aux jeunes et à l’apprentissage. En effet, quand les patrons wallons promettent 20 000 places de stages pour 2019-2020, ils sont aveugles au point de penser que 20 000 jeunes se résigneront à être payés au lance-pierre. Si nous nous battons pour la revalorisation du salaire des apprentis, c’est aussi parce que nous avons des retours sur le terrain de jeunes arrêtant leur formation pour être engagés en contrat fixe. Un contrat qui formellement reconnait leurs compétences. Cependant, dans le cas où le jeune retomberait au chômage, il n’aurait dès lors aucun diplôme à faire valoir pour retrouver un contrat. Les faibles salaires de l’alternance tendent à transformer cette formation en une filière de relégation alors qu’elle devrait être une filière d’excellence.

REVENDICATIONS

  • Les employeurs peuvent tout à fait égaliser, dans un premier temps, les conditions de rémunérations au niveau des salaires des apprentis flamands. Les salaires précités sont en effet des minima qui peuvent être augmentés par les entreprises et les secteurs d’activités.
  • Le gouvernement wallon peut lui aussi être proactif pour mettre fin à ces salaires de misère en augmentant les minima salariaux et ensuite en augmentant le niveau des primes qu’il accorde aux apprentis.

Contact presse : Ludovic VOET, Responsable National des Jeunes CSC,

0495 73 33 11, lvoet@acv-csc.be

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