Réforme Peeters - On nous a pris pour des ... !

Au programme de cette réforme, c’est toute l’organisation du travail qui est remise en question, avec un impact important sur l’avenir des jeunes et la concertation sociale. Kris Peeters, le Ministre de l’Emploi l’a dit « la production, le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire [des entreprises] doivent être accrus, tandis que les coûts doivent être réduits.» 


    Le Peeters Pack en 4 points

  1. Un pot annuel de 100h supplémentaires - sans récup obligatoire, pourvu que cela ne dépasse pas les 11h/jour – 50h/semaine (dans certains secteurs comme l’horeca, on parle d’un pot supplémentaire de 360h, soit 45h/sem). Ainsi, la moyenne hebdomadaire d’une semaine de travail (38h/sem) est dépassée. 

    *Une directive européenne limite la semaine de travail à 48h de travail par semaine. Rassuré-e ?
     
  2. L’employeur ne devra plus négocier l’organisation du travail auprès de la délégation syndicale, et les discutera directement avec toi. Le ou la jeune travailleur-euse conscient-e des difficultés à trouver un emploi aura beaucoup moins la possibilité de refuser les exigences de son employeur.
     
  3. Si tu es engagé-e en temps partiel, ton horaire de travail pourra t’être dévoilé 24h avant ta prise de service (aujourd’hui, ton horaire doit t’être transmis 5 jours à l’avance). Bye bye vie de famille, loisirs, etc. 
     
  4. Création d’un statut précaire, l’Intérimaire à durée indéterminée (à vie). La logique de la disponibilité du travailleur-euse est poussée à son extrême : changement quotidien au fil de la signature de nouvelles missions ; d’équipe, de lieu de travail, de région, de référentiels de tâches, d’horaire, etc. En d’autres termes, la garantie précarité à durée indéterminée!

Ce que nous demandons:

La création d’emplois de qualité et durable avec une réelle réflexion sur des alternatives comme la redistribution du temps de travail. 
  • Créations d’emplois : 

Les 27.062 jeunes en stage d’insertion (l’année suivant la sortie des études) devront se partager les 9673 emplois disponibles avec les autres 284.976 demandeurs d’emploi (Région wallonne + Bruxelles), sans compter les milliers de personnes exclues chaque année du chômage. 

Une situation intenable qui ne peut se résoudre que par une réelle politique de création d’emplois et de partage du travail. 

Avec ce gouvernement, c’est tout le contraire qui est en train de se produire : ce n’est pas en gardant plus longtemps les gens au travail (allongement de la journée de travail et de la carrière) que l’on va créer des emplois. 

  • Des emplois de qualité : 

Aujourd’hui, le manque d’emplois disponibles contraint les jeunes à s’engager dans des petits boulots précaires qui se traduisent par la répétition de stages non-payés, de contrats en intérim, l’accumulation de CDD et de temps partiel. Avec sa réforme, Peeters ne fait que renforcer la précarité des conditions de travail (horaire, conditions de travail, récup, salaires, lieux de travail, etc.) de tous les travailleurs-euses.

  • La réduction collective du temps de travail : 

La richesse de notre pays ne cesse d’augmenter alors que les inégalités se creusent. Nous avons aujourd’hui les ressources financières nécessaires pour diminuer le temps de travail sans perte de salaire avec créations d’emplois. C’est dans cette direction que les Jeunes CSC se battent. 

Et maintenant on fait quoi? 

 

 

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